Il y a 100 ans, les premières photos d’Halloween

Bien qu’Haunted-Air-Ossian-Brown00Halloween n’ait débarqué chez nous que vers la fin du 20e siècle, il est intéressant de retrouver des anciennes photos représentant les déguisements des anglo-saxons il y a cent ans. Accrochez-vous! C’est effrayant. Trick or Treat!
Voici aussi un petit article traitant de l’arrivée d’Halloween dans nos contrées.

Il y a 100 ans, les premières photos d’Halloween

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Brussels Smart City – Participez

© Brussels Smart Mobility
© Brussels Smart Mobility

A travers Smart.City, Bruxelles a pour ambition de devenir une capitale du numérique en intégrant les nouvelles technologies dans la vie quotidienne et en misant sur la recherche et l’innovation.

Smartcity.brussels se construit avec ses citoyens. Vous avez la possibilité de voter pour les projets, leur soumettre vos idées ou participer à leur sondage.

Si le sujet vous intéresse, rdv le 24 novembre à 17h pour le Brussels Smart City Public Event.

La rue Sainte-Gudule, une rue disparue…

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La rue Sainte-Gudule était une rue commerçante tracée en 1873, dans l’axe de la Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles pour la mettre encore plus en valeur, mais fut entièrement rasée à ses 75 ans, en 1948 lors de la construction de la Jonction Nord-Midi.

La Cathédrale se dresse au carrefour de deux anciennes routes importantes (Flandre – Cologne et Anvers – Mons). Ce carrefour était situé sur une colline, le Treurenberg (anciennement Molenberg). Présente depuis au moins 695, l’église ne cesse de s’agrandir via des extensions et des ajouts de chapelles la faisant passer au rang de collégiale en 1047. Les reliques de Sainte Gudule y furent transportées. Suite à un probable incendie, la reconstruction de collégiale Sainte-Gudule est décidée par le Duc de Brabant, Henri Ier, en 1226 et ne s’achèvera qu’au début du 16ème siècle peu après la naissance de Charles Quint. Certaines chapelles s’y ajoutèrent jusqu’au 17ème siècle.

Ce n’est qu’en 1962 que l’édifice fut promu, avec la Cathédrale de Malines, comme siège de l’archevêque de Malines – Bruxelles et prit alors le titre de « Cathédrale SS Michel et Gudule ».

Aujourd’hui, le lieu est vert, animé, convivial et cosmopolite. Des chaises longues invitent le visiteur à un moment de détente. On laisse le gazon devenir herbe folle pour le plaisir des abeilles, papillons et autres insectes.

Anecdotes

  • Chaque année depuis 2007, un couple de faucons pèlerins vient installer son nid au dernier étage de la tour gauche. L’Institut royal des sciences naturelles de Belgique a installé des caméras permettant à tout le monde de suivre, depuis des écrans installés sur le parvis et depuis le site http://www.fauconspourtous.be, la couvaison, l’éclosion des oisillons et la vie de la famille.
  • Des arbres ont été plantés dès 2010 devant la cathédrale. Au fur et à mesure de leur croissance, l’aspect monumental dû à la vision dégagée que l’on découvre depuis 1948 sera de plus en plus atténué.

 Sources : Blog Images de Belgique , eBru , ReflexCity

Un tram chaussée d’Ixelles?

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Un tram chaussée d’Ixelles ? Cela était le cas, auparavant.

Même si le gouvernement actuel et la Commune ne militent pas en faveur de ce mode, un petit retour en arrière permet une mise en perspective de certains choix.

“L’omnibus à traction chevaline Bourse-Ixelles, créé en 1867 par la Compagnie des Omnibus, avait son terminus sur la place communale. Il subsista jusqu’en 1914 mais, dès 1907, quelques autobus firent leur apparition sur cette ligne reprise par les Tramways bruxellois pour devenir successivement le tram 16, l’autobus 85 en 1960 et enfin l’autobus 71 en 1970. Dans ces derniers cas, le terminus avait été repoussé au Cimetière d’Ixelles puis à Auderghem. ”

La chaussée d’Ixelles fut une des premières artères où roulait le tramway.

Hippomobile, dès 1884 (Porte de Namur > Bois de la Cambre), il fut à vapeur et finalement à l’électricité en 1894.

Entre 1939 et 1964, le trolleybus ligne 54 a aussi roulé sur la chaussée d’Ixelles entre la rue de la Paix et la rue Mercelis.

La dernière ligne de tram fut supprimée le 11 novembre 1972.

Les exemples de tramification dans des voiries commerciales sont nombreux en France, et le succès est au rendez-vous. Des rues où la qualité de vie est fortement améliorée, où l’espace public est rendu aux modes actifs et où les commerces sont florissants.

Pourquoi pas un métro? Un métro demande un budget beaucoup plus conséquent et le potentiel de fréquentation ne le justifie pas. Et l’argument concernant la période de travaux en défaveur du tram n’est certainement pas en faveur du métro.

Source : A la découverte de l’histoire d’Ixelles Reflexcity

Histoire brève du football en Belgique et à Bruxelles

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Il y aurait des centaines de milliers de pages à écrire sur l’histoire du football… Je vous propose cependant très modestement un retour express en arrière pour apprécier le football bruxellois du tout début du 20ème siècle.

Le 28 avril 1901 à Anvers, la toute première équipe de Belgique de football termine avec succès le match Belgique – Pays-Bas avec un score historique de 8-0 ! Ce match fut le premier match international de la Belgique. Il reste cependant non officiel en raison de la présence de joueurs étrangers dans les deux équipes. Les joueurs qui constituaient cette équipe venaient principalement du Football Club Liégeois et du Beerschot Athletic Club.

En 1904, le premier match officiel de la Belgique se tient le 1er mai contre l’équipe de France. Les deux formations s’affrontent amicalement au stade du Vivier d’Oie à Uccle sur le terrain du Racing de Bruxelles. Le match se termine sur une égalité 3-3. À cette époque, les joueurs ne disposent même pas d’une « chemise aux couleurs nationales ». Ce n’est qu’en 1905 que l’équipe de Belgique revêtira le fameux maillot rouge qui lui donnera bientôt son surnom. C’est en effet en 1906 que l’éditeur de La Vie Sportive, Pierre Walchiers, qualifie pour la première fois les internationaux belges de « diables rouges ».

Petit aperçu des équipes bruxelloises de l’époque :

  • Union Saint-Gilloise : Equipe mythique bruxelloise, la Royale Union Saint-Gilloise est fondée le 1er novembre 1897. L’Union est un des clubs les plus titrés de l’histoire du football belge. Le club fût appelé l’Union 60 à la suite d’une fameuse série de 60 matchs d’affilée sans concéder de défaite entre 1933 et 1935.
  • Le Daring Bruxelles Football Club : Le Daring est fondé en 1895 par des étudiants réunis au café “Au Tivoli” à Koekelberg. En 1900, il fusionne avec le Bruxelles Football Club, et change son nom en Daring Bruxelles Football Club. Le club devient rapidement un rival de choix de l’Union Saint-Gilloise et remporte son premier titre en 1912.
  • RSCA : Le 27 mai 1908 qu’à l’instigation de Charles Roos, une douzaine de férus du ballon rond, réunis au café “Concordia”, rue d’Aumale, décidèrent de fonder un club “investi de la mission de développer au sein de la commune d’Anderlecht, les sports athlétiques en général et le football en particulier.” Ainsi donc naquit le Sporting Club Anderlechtois, qui allait être élevé au rang de “Société Royale”, le 20 juin 1933, pour son quart de siècle d’existence, comme cela se faisait à l’époque.

Sources : RSCA , Bruxelles Anecdotique, Wikipedia, Famille Bernaerts

Photos :

  • Equipe de football belge en 1901
  • Equipe de football belge en 1905
  • Union Saint-Gilloise dans les années 30
  • Equipe RSCA dans les années 30 et Equipe du Daring en 1904
  • Rencontre RSCA – Daring avec Badjou au goal 

Comment la ruelle à Merdes est-elle devenue la rue des Pittas ?

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L’histoire de la rue du Marché aux Fromages : Comment la ruelle à Merdes est devenue la rue des Pittas et la rue du Lait Entier en passant par la rue des Cercueils.

La rue Marché aux fromages est située à proximité de la Grand’Place et est souvent appelée par les Bruxellois rue des pittas.
Jusqu’en 1851, la rue était plus longue car elle comprenait l’actuelle rue des Brasseurs. Ce tronçon était alors communément appelé Vuilstraetje – sale ruelle – ou Schijtstraetje – ruelle à merdes -, à cause des maraîchers de la Grand’Place qui y allaient pour  se “soulager”.

La rue du Marché aux fromages était située au cœur du quartier du Smalbeek.

Le Smalbeek était un ruisselet arrosant le Pentagone, depuis le Grand Sablon et se jetant dans la Senne, à Saint-Géry. Au niveau de la Place Saint-Jean, le Smalbeek se divisait en deux bras, l’un par les rues de l’Homme chrétien et du Marché aux Fromages et l’autre par les rues de la Violette, de l’Amigo et des Pierres. Ces deux bras formaient une île, très sale, nid d’infections et d’épidémies. Entre 1598 et 1621, le voutement de ce ruisseau aux allures d’égout à ciel ouvert fut réalisé. De grandes fêtes et kermesses célébrèrent l’évènement, renouvelées chaque année, chaque deuxième dimanche de septembre jusqu’en 1830. C’était la kermesse du Smalbeek.  On y jouait à la couque au sirop, à la course aux grenouilles, aux avaleurs de fil et d’œuf, le tout arrosé de pleins tonneaux de faro succulent.

Anecdotes

  • La légende, voulait que le Smalbeek fût constitué des larmes “que maintes gentes dames versèrent en certaines occasions sous le mystérieux et ombreux petit bois”, sous les ombrages de la colline qui domine Bruxelles.
  • En 1615, on admit dans la rue du marché aux Fromages des échoppes de bouchers, en stipulant qu’ils ne pouvaient « ni interpeller, ni injurier les passants ».  La vente de fromage a cessé avant le 18ème siècle pour faire place à des menuisiers. La rue était alors remplie de chaises, d’échelles, … On y fabriquait également des cercueils.  Les gens appelaient donc couramment la rue Leerestroet (rue des Echelles) ou Kistenstroet (rue des Cercueils).
  • Au n°15 et 17, se trouve den Eijseren Draeck (au Dragon de Fer), une vaste maison de maître construite en 1709 et totalement défigurée en 1882. Selon la tradition, cette maison est située au lieu même où Saint-Géry vainquit le dragon qui semait la terreur sur le territoire de la future cité. C’était à ce niveau que le célèbre Dragon avait son antre.
  • Au n°19, se trouve la plus petite maison de Bruxelles. Avec ses 2m75 de façade et ses 1m75 de long, la maison totalise 70m² sur cinq étages. Construite au 17ème siècle, la maison donne sur l’antique Impasse du Dragon, devenue “Impasse de la Poupée”.
  • La rue du Marché aux Fromages porte aussi le nom rue Lait Entier, en hommage à la bande dessinée de Johan de Moor & Desberg. 

Sources : Bruxelles Anecdotique et Le blog de Sophie

Pivot the world : découvrez le paysage d’antan en réalité augmentée

Superbe projet d’application en réalité augmentée permettant de découvrir le paysage d’antan.

A l’origine, l’expérience d’Asma, une américaine d’origine palestinienne : Pivottheworld

“ La première fois que j’ai visité la Palestine historique, après la mort de mon père, je me suis sentie perdue. Mon père a grandi en Palestine et connaissait intimement la région et son histoire. Sans lui, je n’ai pas eu la possibilité d’apprécier pleinement la richesse de la culture et de l’histoire des lieux que je visitaiset je sentais que cela devait changer. »

Son fiancé Sami et elle ont mis ce projet pour assurer aux générations futures un accès aisé à une histoire difficile à imaginer.

L’application est en betatest mais une extension mondiale est envisagée. Nous pourrions alors voir le Bruxelles d’antan à travers notre smartphone…

Pivot The World, the app

Evere, Place de la Paix

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Avant 1918, la Place de la Paix s’appelait « place de Bavière ». Elle fut renommée après la guerre de 14-18. Un puits se trouvait sur la place. Un estaminet populaire, “In de Solsleutel” où on pratiquait le jeu de quille animait la place.

En 1919, Evere rendit hommage à ses héros et ses morts pour la patrie. La place de la Paix était pleine de monde.

Edith Cavell

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La rue Edith Cavell, située à Uccle, est un tronçon de l’ancienne Carloosche Baene qui reliait Saint-Job à Bruxelles. Anciennement rue de Bruxelles, elle fut rebaptisée après 1918 pour honorer la mémoire de l’infirmière Edith Louisa Cavell.

Edith Cavell est née en 1865 en Angleterre. Infirmière en chef à l’institut Berkendael à Ixelles, elle fut nommée directrice générale de l’école d’infirmière fondée par Antoine Depage, à l’emplacement actuel de la Clinique Edith Cavell.
Cavell est agent du MI6 pendant la première guerre mondiale. Elle abandonne cependant ses devoirs d’espionne afin d’aider des centaines de soldats alliés à quitter la Belgique occupée.

En été 1915, deux hommes se présentent à l’institut comme soldats français en fuite. L’un deux est Georges Quien, un Français fait prisonnier en 1914 par les Allemands et devenu indicateur ceux-ci. Edith Cavell et de nombreux résistants du réseau d’évasion sont arrêtés dans les mois qui suivent. Tous sont incarcérés à la prison de Saint-Gilles et jugés. Edith Cavell ne se défend pas, admettant les actes qui lui sont reprochés.

Brand Whitlock, le ministre américain, écrivit la lettre suivante la veille de l’exécution d’Edith Cavell :
« Miss Cavell est la surveillante de l’Institut chirurgical de Bruxelles. Elle a passé sa vie à soulager les souffrances des autres. A son école se sont formées de nombreuses infirmières qui, à travers le monde, en Allemagne comme en Belgique veillent au chevet des malades. Quand la guerre a commencé, elle a donné ses soins aux soldats allemands autant qu’aux autres, A défaut d’autres raisons sa vie d’humanité est de nature à inspirer toute pitié et à procurer tout pardon».

Malgré la pression internationale, la couverture médiatique mondiale sur son procès et cet ultime appel de l’autorité américaine, elle fut fusillée par les Allemands pour haute trahison le 12 octobre 1915 au Tir National à Schaerbeek.

Après la guerre, son corps sera exhumé et ramené au Royaume-Uni.