Avenue d’Auderghem

Jean vous embrasse de tout coeur, il est un peu enrhumé mais ce n’est pas grave.

Le 29 septembre.

Etterbeek – Av. d’Auderghem

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Bruciel

Sur le site régional Bruciel, une sélection de près de 2.000 photos anciennes, d’époques différentes et des plus parlantes en termes urbanistiques, a été effectuée et géolocalisée. Celles-ci sont classées par décennie, collection et type de prise de vue.

Magnifique initiative de partage de ressources !

K-poo ! ou le Monument Leopold Ier de Laeken

Ce monument central de style gothique de l’architecte gantois Louis De Curte, élevé à la mémoire de Léopold 1er, fut inauguré en 1880 à l’occasion du cinquantenaire de l’Indépendance. L’oeuvre se nomme aujourd’hui “Monument à la Dynastie”.

La statue du roi, est entourée de 9 allégories représentant les provinces belges. Namur est symbolisée par la métallurgie, Luxembourg par la chasse, Liège par l’armurerie, le Limbourg par l’agriculture, Anvers par le commerce et la navigation, le Brabant par le sceptre royal, la Flandre orientale par les filatures et l’horticulture, la Flandre occidentale par la pêche et le Hainaut par la houille.

Pour la petite anecdote, faisant visiter les Parcs Royaux à des amies coréennes fraîchement arrivées en Belgique, nous étions parvenus à leur faire croire que ce monument était en fait les toilettes de la famille royale, réservées à la grosse commission, pour éviter que cela ne sente dans le Palais Royal de Laeken, et qu’il y avait un couloir sous le sol reliant le palais à cette extension. K-poo!

Le Cimetière des trams

Cimetière des trams by @l_amande

Bruxelles et les trams… C’est indissociable. Mais où finissent-ils? On dit qu’il y en a qui sont donnés à des villes développant leur réseau de tram. D’autres filent simplement à leur Terminus (avec un grand T) et sont réduits à l’état de ferrailles.
La photo a été prise en avril 2011, le long du Canal, à Bruxelles, à hauteur du Bassin Vergote.

Photo originale : Le cimetière des Trams  – Source : http://www.flickr.com/photos/l_amande

La Grande Droguerie Le Lion

Il suffit parfois de passer la porte d’un droguiste pour se retrouver projetée dans les commerces d’antan de Bruxelles. La photo a été prise aujourd’hui, les bidons et vaporisateurs ne trompent pas… Nous ne sommes pas en 1913. Mais dans tous ces tiroirs étiquetés minutieusement se trouvent des produits en poudre que l’on mélange à l’eau pour rattraper un marbre taché, un pull en laine rétréci au lavage, enlever les taches de vin d’une table en merisier,… Seule la connaissance ancestrale du vendeur pourra vous aider et vous renseigner sur tous les trucs de grand-mère…

Photo prise à La Grande Droguerie Le Lion, à Bruxelles, rue de Laeken.

Rue d’Aerschot

Rue d’Aerschot

Appelée rue de la Liberté, la rue est renommée rue de Cologne vers 1840, lors de la construction de l’ancienne gare du Nord, en mémoire de la première ligne ferroviaire internationale Bruxelles-Cologne. Un quartier de commerces, de manufactures et d’habitations, dit “faubourg de Cologne”, se développe rapidement aux alentours suivant une esthétique néoclassique.

En 1919, suite à la première guerre mondiale, la rue fut renommée rue d’Aerschot, commune martyre ayant énormément souffert de l’occupation allemande.

Après la guerre 14-18, les noms de rues faisant référence à l’Allemagne furent en effet supprimés. Seule la rue de Trêves fut oubliée.

Les premiers mètres de cette rue qui longe l’arrière de la gare du Nord actuelle sont sur la commune de Saint-Josse-ten-Noode, mais toutes les habitations, à part l’immeuble à l’angle de la rue de Brabant, sont sur Schaerbeek.

Aujourd’hui, la rue d’Aerschot est célèbre pour la prostitution et pour ses hoerkots. Elle est aussi appelée par les personnes à l’humour scabreux, la 13ème voie de la Gare du Nord.

sources : Schaerbeek à la carte et ReflexCity

L’avenue Jef Lambeaux

Cette rue qui relie Hôtel de Ville à l’entrée de la Prison de Saint-Gilles honore le sculpteur Jef Lambeaux (Anvers, 1852 – Bruxelles, 1908), qui habita une grande partie de sa vie à Saint-Gilles (104, rue Bréart).

Jef Lambeaux, membre de l’Académie Royale de Belgique, a notamment sculpté la célèbre fontaine Brabo qui trône sur la Grand-Place d’Anvers, rappelant les origines légendaires du nom de la Ville. Antwerpen viendrait, en effet, de « hand werpen » (jeter la main). On raconte que le Géant Druon Antigone exigeait un important péage à tous ceux qui voulaient remonter le cours de l’Escaut. Les mauvais payeurs se faisaient trancher la main par le Géant. Silvius Brabo, un soldat Romain, tua le géant Druon Antigone à Anvers, et pour venger les victimes, lui trancha la main, et la jeta dans l’Escaut.

A l’heure actuelle, la rue reste un musée en plein air des principales tendances architecturales du début du 20ème siècle. Citons notamment :

  • les deux maisons se faisant face aux n°1 et n°2 (François Verdonck de style modernistes, 1954)
  • le n°12 pour ses châssis, Maison de la famille des architectes Peereboom (Art Nouveau, 1898) – C’est ma préférée.
  • le n°16 (Néoclassique, 1899)
  • le n°18 de l’architecte Henri Van Massenhove (éclectique, 1898)
  • le n°37 (Beaux-Arts, 1910)

La Joyeuse Entrée

L’avenue de la Joyeuse Entrée part de l’extrémité de la Rue Belliard, longe toute l’extrémité Ouest du Parc du Cinquantenaire et se prolonge par l’Avenue de Cortenbergh. Des trémies d’accès aux bretelles de tunnels (Tunnel de la Joyeuse Entrée, sous le Rond-point Schuman) vers la Rue de la Loi depuis l’avenue d’Auderghem et vers l’avenue de Cortenbergh depuis la rue Belliard y ont été aménagées.

Si la tradition de la Joyeuse Entrée d’un nouveau souverain s’est perpétuée jusqu’à nos jours, ses origines évoquent un fait capital de l’histoire du Duché de Brabant.

En décembre 1355, le Duc Jean III mourut en ne laissant que trois filles. Le Duché de Brabant risquait d’être divisé. Afin d’éviter cette situation, une Charte, dite de Joyeuse Entrée fut élaborée et fut signée par Jeanne de Brabant, la fille aînée de Jean III, et son mari Venceslas Ier de Luxembourg. La Charte de Joyeuse Entrée défendait l’indivisibilité du Duché du Brabant et la conservation de l’identité brabançonne. Datée du 3 janvier 1356, cette charte fut le pacte fondamental qui servit de base au droit public brabançon jusqu’à la fin du 18ème siècle. Pour tout acte de politique étrangère (alliance, déclaration de guerre, cession de territoire et traité), le Duc devait avoir le consentement de l’assemblée des trois ordres (noblesse, clergé et représentant des villes). En politique intérieure, les représentants des trois ordres votaient les impôts, la frappe des monnaies et participaient à l’administration du Duché. Tous les Brabançons étaient égaux devant la Loi et aucune arrestation, sauf en cas de flagrant délit, ne pouvait être opérée sans décret judiciaire. La Charte comprenait également une clause d’insubordination qui donnait le droit aux sujets de s’opposer au Duc de Brabant si celui-ci ne respectait pas les dispositions de la Joyeuse Entrée.

Chaque souverain du Brabant (Duc, Gouverneur, etc.) devait jurer de respecter cette Charte avant sa “Joyeuse Entrée”. Les Joyeuses Entrées donnaient lieu à des réjouissances et des fêtes qui se traduisaient par un cortège des nouveaux souverains dans la ville, où chaque corporation de métier et chaque organe administratif, s’affichait.

Anecdotes :

  • Dans le Brabant, le Nouvel An était fixé au jour de Pâques, à l’époque. La Charte de la Joyeuse Entrée est, de ce fait, parfois datée du 3 janvier 1355.
  • Philippe de Belgique et Mathilde d’Udekem d’Acoz, ducs de Brabant, firent des Joyeuses Entrées dans les chefs lieux provinciaux du pays, en 1999. J’étais présente à la Joyeuse Entrée de Wavre, le drapeau belge à la main. C’est l’école qui nous avait obligés.
  • L’Ommegang est la commémoration de la Joyeuse Entrée de Charles Quint à Bruxelles en 1543.