L’Audit ByPad d’Etterbeek

Couverture

 

La démarche ByPad (Bicycle Policy Audit) permet d’évaluer la politique vélo, en rassemblant au sein d’un groupe même de travail décideurs politiques, agents de l’administration et usagers. Etterbeek l’a réalisé.

Voici le document final :

Etterbeek ByPad : Diagnostic et plan d’action

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Les publications de Mobil2040

La réflexion MOBIL2040 vise à aborder la mobilité sous un angle novateur qui replace l’humain au centre des préoccupations. Plutôt que de présenter les déplacements par mode de transport, Mobil2040 propose une analyse transversale des éléments constitutifs du système des transports dans l’aire métropolitaine bruxelloise au travers de sept cahiers thématiques :

  • Espaces et lieux
  • Biens et besoins
  • Infrastructures et réseaux
  • Individus et comportements
  • Données et informations
  • Véhicules et services
  • Acteurs et moyens

Chaque cahier répertorie des idées prospectives pour concevoir la mobilité à l’horizon 2040 en faisant référence à des expériences menées aux quatre coins du globe qui pourraient inspirer Bruxelles. Vous trouverez ci-dessous le rapport de l’étude prospective lancée par Bruxelles Mobilité.

Les rapports étaient sur le site de Mobil2040 qui est à présent fermé. Vu la qualité du travail et la perrenité des exemples repris, il me semblait important de garder ce document à disposition du public.

Rapport complet reprenant les cahiers thématiques

Brochure avec des mises en situation de bruxellois en 2040

Les versions néerlandophones (rapport et brochure) et anglophones (uniquement brochure) existent aussi et sont disponibles sur simple demande.

Louise

Compte-rendu de Time in the City

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Espaces-Mobilités et Tractebel Engie, dans la continuité des projets Mobil2040 et Rail4Brussels ont organisé le 1er juin 2016 chez Google Belgium une conférence inédite sur la thématique de la désynchronisation des transports. Cette après-midi de réflexion avait pour ambition d’évaluer l’intérêt de développer des projets pilotes en Belgique pour diminuer le nombre de déplacements effectués aux heures dites de pointe par une meilleure répartition des déplacements dans le temps et l’espace.

Des exemples très concrets de projets actuellement en cours en France, en Angleterre et aux Pays-Bas ont été présentés par des intervenants internationaux :

  • Benjamin Frayssinet- Chef de projets – CHRONOS
  • William Willems: Regional General Manager Belgium – Luxemburg – REGUS
  • Simon Reed : Head of Bus Systems & Technology – Transport for London
  • Menno Lijkendijk : Director Smart Mobility – ARS Netherlands

L’évènement fut un succès. Près de 100 personnes dont de nombreux directeurs étaient présents.

Les présentations sont disponibles ici.

Vous trouverez également de la documentation complémentaire ici.

Les réactions sur Twitter pendant l’évènement ici.

 

Time in the City

Time_in_the_city_bannerConférence inédite à Bruxelles sur la désynchronisation des transports

1er juin 2016

@ Google Belgium

La mise en place de nouvelles infrastructures de transport est un processus long. Des solutions offrant des bénéfices réels à plus court terme sont testées par de nombreuses villes et régions en Europe et ailleurs pour limiter le trafic routier ou désaturer les réseaux de transport public. Force est de constater que très peu d’initiatives de ce type voient le jour en Belgique malgré l’évolution rapide de l’organisation du travail et l’intérêt croissant des entreprises pour les nouveaux modes de travail (NWOW). La conférence Time in the City est une occasion unique de venir débattre de projets concrets de désynchronisation des transports.

Programme de la conférence

Inscription gratuite et obligatoire
Informations et inscriptions:
www.timeinthecity.be

 

Pas en voiture, Simone ! Les alternatives des trajets pour les enfants vers l’école et les activités parascolaires

Depuis les années 70, les trajets des enfants sont de plus en plus réalisés en voiture. Ces trajets sont une source de stress et de fatigue pour de nombreux parents qui courent après les minutes, et ce d’autant plus que les déplacements se font dans des villes embouteillées et dangereuses.

cooperEnfants

Aux abords des écoles, par exemple, on assiste quotidiennement à des voitures en double file, des embouteillages, de la pollution, des parents stressés et des enfants mis en danger.

En région de Bruxelles-Capitale
20% de la circulation automobile en heure de pointe est due aux trajets vers l’école
45% des élèves habitent à moins de 1 km de leur école et 67% à moins de 2km
La majorité des élèves de l’école primaire s’y rend en voiture contre seulement 29% à pied et 2% à vélo

Et pourtant, quoi de plus merveilleux pour ses enfants que de les ouvrir au monde tout en limitant leur impact environnemental ?

Des initiatives originales sont entreprises par des parents désireux de renverser la tendance, tant pour des raisons environnementales que pour simplement gagner du temps et/ou de l’argent, tout en restant rassurés sur la bonne prise en charge de leurs têtes blondes :

  • Hopways est un système d’entraide entre parents pour organiser les déplacements de leurs enfants à leurs activités extra-scolaires. Ce système permet, en plus d’économiser du temps et de l’argent, de créer de nouvelles relations et davantage de convivialité entre voisins (et entre enfants) et réduire son impact environnemental. Aucune information sur les enfants n’est partagée sur la plateforme et il est possible d’évaluer les co-accompagnateurs selon 3 critères : la ponctualité, la réciprocité des trajets et la sécurité. Pour les entreprises, Hopways propose un tarif de 100 euros pour 100 inscrits. Cela permet aux entreprises de proposer le service à leurs employés.
  • S’Cool Bus est une association de transport alternatif et écologique qui répond aux problèmes de la société moderne dans les centres villes. S’Cool Bus vient chercher les enfants chez eux et les dépose à l’école tout en faisant du sport. Un S’Cool Bus permet à 8 familles, chaque matin et chaque soir, de faire un gain considérable de temps, d’argent et de participer à la réduction du trafic, donc du rejet de CO2. Aujourd’hui l’association se compose de 25 membres bénévoles développant le concept à travers la France.
  • Les vélobus. Encadrés par des adultes bénévoles, les enfants se rendent en groupe dans leur établissement scolaire en empruntant de vraies lignes, faites d’arrêts et d’horaires. Organisés dans plusieurs villes et villages, sachez que si vous êtes motivés, vous pouvez contacter Pro Velo qui propose de vous aider dans les différentes étapes du projet : soutien logistique, renseignements pratiques, organisation d’une séance d’information, formation pour les accompagnateurs, etc.
  • Un pédibus est un transport organisé à pied pour les enfants et supervisé par au moins un adulte. Certaines écoles l’organisent. Pour les autres, il y a Petitbus. Petitbus est une application qui permet de mettre en relation des parents afin qu’ils organisent des pédibus. A tour de rôle, un parent se porte volontaire pour accompagner les enfants vers l’école ou ailleurs.

Connaissez-vous d’autres initiatives intéressantes? Seriez-vous demandeur de telles initiatives à Bruxelles?

La Place des Martyrs

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Marché aux légumes puis marché au bois, le terrain correspondant à peu près à la place actuelle fut convertit en 1598 en Rame aux Draps, prairie où les drapiers, moyennant une redevance, venaient étendre leurs draps sur des séchoirs.

En 1772, l’architecte Claude Fisco, fut chargé de faire les plans de la place et des bâtiments environnants.  En créant cette place, Fisco s’est inspiré des principes qui dominaient l’esthétique des villes au 18ème siècle et que son contemporain Guimard appliqua à la place Royale et au Parc.  En vertu de ces principes, une place devait être, à la fois, symétrique et fermée. En 1775, la Place fut d’abord inaugurée avec le nom de la « place Verte » pour être ensuite nommée plus tard « place Saint-Michel ».

En 1795, la Place fut débaptisée par les Français et reçut le nom de place de la Blanchisserie.

A la suite des révolutions de 1830, une fosse fut creusée sur la place Saint-Michel pour recevoir les dépouilles de 446 défenseurs de la liberté. La place Saint-Michel, devenue un cimetière patriotique, fut renommée Place des Martyrs.

DÉCRET DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE.

“La Commission administrative, vu le nombre des victimes qui ont succombé dans notre lutte glorieuse ; vu la nécessité de veiller à la salubrité publique, et voulant en même temps donner de dignes funérailles aux braves défenseurs des libertés ; arrête : Une fosse sera creusée sur la place Saint-Michel ; elle sera destinée à recevoir les restes des citoyens morts dans les mémorables journées de Septembre. Un monument transmettra à la postérité les noms des héros et la reconnaissance de la patrie. Les patriotes belges prennent sous leur protection les veuves et les enfants des généreuses victimes. Bruxelles, le 25 septembre 1830. » La commission administrative, Baron Vanderlinden d’Hooghvorst, Rogier, Jolly.

Le mémorial se trouvant actuellement au centre de la Place fut achevé en 1848. Il s’agit d’une œuvre de Guillaume Geefs. Sur un immense piédestal, la Patrie, symbolisée par une femme, grave sur une plaque en marbre les dates mémorables des 23, 24, 25 et 26 septembre. Près d’elle est couché le Lion Belgique dont les chaînes ont été rompues.

Deux monuments latéraux ornent la place : l’un est voué à Frédéric de Mérode et l’autre à Jenneval, l’auteur de la Brabançonne.

La liste complète des Combattants de 1830 dans le Cimetière et la Crypte des Martyrs peut être trouvée là : http://www.b1830.be/crypte/beta/inmemoriam/index.html

Tous les ans, des commémorations sont organisées afin de célébrer la mémoire des citoyens morts pour la patrie. Les écoles communales de Bruxelles s’y rendaient annuellement.

La chaussée d’Ixelles, nouvel axe piétonnier pour l’été 2018

L’annonce a été faite ce 15 janvier 2016 par le ministre de la mobilité Pascal Smet et la bourgmestre Dominique Dufourny.

Le tronçon compris entre la place Fernand Cocq et la Porte de Namur sera interdit aux voitures durant la journée. Seuls les bus, taxis, cyclistes et les piétons pourront y circuler. Parallèlement au réaménagement une augmentation des services du bus 71, qui conservera son tracé actuel, est prévue avec un intervalle entre les passages de 3 à 4 minutes (15 à 20 bus par heure).

L’un des objectifs de la commune est de redynamiser la chaussée d’Ixelles comme un axe commercial pouvant rivaliser avec les autres existants ou en construction dans la région. Il est également envisagé de faire reconnaître le quartier en « zone touristique » autorisant notamment les commerces à ouvrir le dimanche.

Au total, la Région bruxelloise prévoit d’injecter 10 millions d’euros dans ce projet qui comprend le réaménagement complet du tronçon entre la place Fernand Cocq et la Porte de Namur ainsi que le réaménagement de la place Fernand Cocq et du quartier Saint-Boniface. Programmé pour la fin 2017, le chantier devrait durer maximum huit mois pour se terminer en été 2018.

Des concertations sont encore prévues pour déterminer les horaires précis de la fermeture à la circulation. Le projet final sera élaboré en partenariat avec les habitants et les commerçants, qui seront invités à des réunions de participation.

Nous ne pouvons que nous réjouir de cette décision et espérons son application en faveur d’une meilleure répartition de l’espace public.

Reste à voir si les bus rouleront effectivement avec une fréquence régulière de 15 à 20 bus par heure sur la chaussée d’Ixelles. Cette ligne, draine plus de 1000 passagers par heure dans chaque direction et ce, durant plusieurs heures de la journée. Actuellement, on peut observer des « trains de bus » se former avec une fréquence de 12 bus par heure. Cela signifie que le temps séparant le passage de deux bus (5 min) est inférieur au retard que peuvent accumuler les bus. Nous comprenons bien que les conditions seront rendues optimales entre Cocq et Porte de Namur mais qu’en sera-t-il sur le reste du tracé ?

Lors des précédentes législatures, la Région avait lancé un projet de tramification de la ligne qui avait suscité une vive opposition de la Commune d’Ixelles. Nous avouons regretter le choix du bus par rapport au tram, surtout pour des questions de capacité, de bruit, de pollutions et d’attractivité. Il faut savoir que le bus 71 est saturé, même en bout de ligne, et que la piétonisation d’une très petite partie de son tracé, aura probablement peu d’impacts en amont et en aval. Des mesures sont donc attendues sur le reste du tracé si une si haute fréquence est réellement attendue sur le futur piétonnier.